Je ne peux m’assoir au sol, puis-je pratiquer ?

En passant

Vipassana est ouvert à tous, quelque soit votre age et votre condition physique.

Si être assis sur un zafu vous est difficile, voire impossible, vous pourrez pratiquer la méditation assise sur une chaise. L’enseignant vous indiquera la marche à suivre. Principalement, il ne faut pas s’installer confortablement au fond de la chaise, mais à mi chaise, afin d’avoir le dos loin du dossier.

De même pour la marche, ceux qui ont des difficultés à maintenir leur équilibre lorsqu’ils sont debout peuvent pratiquer la marche le long d’un mur en s’appuyant contre celui-ci avec une main.

Prochaine retraite Vipassana en août 2013

La prochaine retraite Vipassana en France aura lieu du 1er au 13 août 2013 inclus.

Retraite Vipassana août 2013

Les Gilats

Elle aura lieu à l’éco-domaine des Gilats, un domaine situé en pleine nature, en Bourgogne à environ 1h30 de Paris.

Cette retraite est ouverte à tous, que vous ayez déjà ou non pratiqué la méditation dans une tradition ou une autre.

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Sandrine Doppler

Sandrine DopplerJe boucle ma ceinture, me voilà partie pour le voyage le plus excitant que je pourrais faire :  un voyage intérieur … L’objectif :  faire une retraite VIPASSANA en Thaïlande.

J’avais envie depuis des années de méditer, mais je n’avais jamais trouvé l’opportunité … et puis un jour un ami me parle du Centre de Méditation Vipassana en Thaïlande dirigé par KHUN THANAT … « Peut-être me dit-il pourras tu apprendre à gérer ton stress ». … je l’ai pris comme une bouée après des années de thérapies et autres formes de relaxation.

Je suis partie sur un coup de tête … Je n’avais jamais pratique la méditation, mais qu’à cela ne tienne cela ne devait pas être dur … !!!!

Sciemment, je n’avais fait aucune recherche pour savoir comment cela se passait par peur de ne plus avoir le courage de partir….

Me voilà au Centre tout s’enchaine, je dépose mes bagages, me restaure et de suite un enseignant me prend en charge pour m’expliquer les fondements de cette pratique … je débute … tout m’apparait bizarre, la « prosternation », cette « marche » suivie de la position assise … la durée de méditation chaque jour qui augmente …

Le deux premiers jours je pratique,  comme si on m’avait donné une ordonnance de méditation pour aller mieux, je suis la prescription … je n’ai pas envie de baisser les bras, mais j’attendais de me sentir mieux de suite … j’en rigole maintenant….

Chaque jour, je vois mon enseignante, elle me parle, corrige ma pratique, m’encourage, … et face à elle je craque, je pleurs…. Je me rends compte que la vie immobile que je même ici  n’a rien à voir avec l’état de stress dans lequel je suis toute l’année… Où est la vérité … le stress, l’immobilisme …

Tout dans ma tête ce bouscule !

Les jours passent, je me prends au jeu, je pratique et  je prends du plaisir, je veux progresser !!!!.

On ne parle pas avec les autres méditants mais j’ai l’impression que nous sommes tous « reliés » par l’esprit et qu’une grande compassion se dégage de toutes ces personnes qui méditent comme moi. Un simple signe de tête pour se dire bonjour, un sourire, nous fait l’impression que nous avons une grande conversation et que nous avons refait le monde.

C’est la fin du séjour, cela fait 14 jours que je suis là …. C’est difficile de parler de son intime… mais quelque chose s’est produit … Je rigole, maintenant, de mes vieilles angoisses … Tout me parait plus facile … il faut dire que le fardeau est plus léger .

La méditation VIPASSANA vous remplit, vous êtes face à vous-même, c’est difficile, c’est angoissant, c’est dur, parfois drôle … c’est aussi des rencontres  … mais à aucun moment on ne vous juge et çà c’est très important pour avancer.

Ah oui !  j’ai oublié de vous dire : je repars en août pour une nouvelle retraite !

Retraite de 13 jours à Chomtong en janvier 2013

Caroline Cavin

Caroline CavinJ’ai découvert la méditation vipassana lors d’un séjour en Thaïlande où j’ai suivi un cours d’une vingtaine de jours dans un monastère, guidée par un maitre de méditation que je voyais chaque matin. Le reste de la journée était consacré a la méditation marchée et assise. J’ai poursuivi par la suite par 2 retraites de 10 jours en France et en Allemagne avec le même maitre.

J’en retiens 2 choses principales: j’ai expérimenté le passage de l’esprit agité à l’esprit clair (ou du moins bien moins agité!), et retiens cette analogie avec le verre d’eau rempli de boue que l’on agite puis lorsqu’on arrête de l’agiter la boue se dépose au fond du verre et l’eau s’éclaircit. Et lorsque l’esprit s’éclaircit c’est une grande délivrance, un profond bien être et beaucoup de joie de vivre (je n’engendrais pourtant pas la mélancolie avant de démarrer mais ma joie de vivre a redoublé). Le seconde découverte que j’ai faite et surtout expérimentée grâce a la méditation vipassana c’est qu’il existe bel et un bien une source de profond bien être à l’intérieur de nous a laquelle la méditation permet de se relier, ce qui je trouve donne de la force et de l’assurance au quotidien.

Je ne suis pas allée beaucoup plus loin dans la pratique (mais j’y reviendrai a un moment ou un autre c’est certain) mais ces 2 expériences là sont en moi pour toujours et je suis très reconnaissante a mon maitre de méditation de me les avoir fait découvrir.

Retraites à Chomtong et en Allemagne
Mini-retraite de Cubjac en 2007

Hildegard Huber

Hildegard Huber - DhammacariHildegard Huber a étudié avec le Vénérable Ajahn Tong Sirimangalo depuis 1992. Au cours de ses huit premiers mois de pratique intensive de Vipassana puis comme assistante de Luang Poh Banyat, de Thanat et de Kathryn Chindaporn, elle a pris conscience de la richesse du Dharma ce qui a ouvert une nouvelle voie dans sa vie.

En 1993, Hildegard Huber est rentrée dans son Allemagne natale et a commencé à enseigner tout en tenant un magasin d’alimentation bio. A partir de 1994, elle a organisé des retraites de méditation pour le Vénérable Ajahn Tong ainsi que Thanat et Kathryn Chindaporn en Allemagne, France, Slovénie et Suède, retraites au cours desquelles elle a assisté les enseignants.

Effectuer de longs séjours dans le monastère thaï lui a permis à la fois de méditer sous la conduite du Vén. Ajahn Tong et d’apprendre à enseigner. En 1998 le Vén. Ajahn Tong l’a nommée enseignante Vipassana et lui a donné le nom Dhammacari(1) . Depuis elle enseigne régulièrement Vipassana. En 2004, elle a totalement renoncé à une vie professionnelle conventionnelle pour se consacrer exclusivement au Dharma.

Sous l’impulsion du Vén. Ajahn Tong, l’association du Centre de Méditation Vipassana Dhammacari (2) a été créée en Septembre 2004 avec comme objectif d’établir un centre de méditation en Allemagne. Celui-ci a effectivement vu le jour en février 2006 à Sonnenthal(3) près de Münich. Hildegard Huber y est installée depuis la création et elle y transmet de façon très accessible et empathique une connaissance et une compréhension profonde acquises au cours de toutes ces années de pratique intensive. C’est bien là l’incarnation du sens du mot Dhammacari.

Hildegard a conduit des retraites en France en 2007 et 2011.

Vous pouvez visiter le site d’Hildegard (en anglais et en allemand) : www.vipassana-dhammacari.com

Notes

  1. Un Dhammacari est une personne qui pratique le Dharma, qui est le Dharma, qui se développe dans le Dharma. Un Dhammacari n’est pas nécessairement une personne qui étudie beaucoup ou qui est très savante. Ce n’est pas quelqu’un qui a une mémoire parfaite et qui peut réciter de longs textes liturgiques, qui a de grandes idées ou a écrit de belles histoires, de beaux textes ou de formidables poèmes sur l’enseignement.
    Un Dhammacari est juste quelqu’un qui a atteint la connaissance à travers la méditation Vipassana, qui est connecté à la sagesse intérieure et de ce fait reconnait toutes choses pour ce qu’elles sont réellement.
  2. Dhammacari Vipassana-Meditationszentrum
  3. Sonnen-thal signifie la Vallée du Soleil en allemand.

De la façon correcte de noter mentalement

Développer l'attentionNoter mentalement, être conscient de ce qui se présente aux différentes portes des sens à chaque instant, c’est la pierre angulaire de la pratique. Il est donc important de le faire correctement.

Noter mentalement n’est pas :

  • un commentaire sur ce qui se passe, du style « ah zut, je suis encore en train de penser », ce qui devient une autre pensée. Non, on note simplement penser, penser, penser.
  • un reproche du style qu’on s’adresse sur le mode « ne t’énerve pas, calme-toi, calme-toi », ce qui est également une forme de saisie de l’état de l’esprit. Non, pas de jugement, pas de tentative de modifier l’expérience, on note simplement l’état présent colère, colère, colère.
  • une introspection pour découvrir d’où peut bien venir tel sentiment de bien-être (ou de colère, de tristesse, de frustration, etc). Non, on note juste l’état du moment agréable, agréable, agréable.
  • une recherche du terme le plus adéquat pour noter. Il faut s’en tenir à des mots simples, ceux qui viennent immédiatement à l’esprit. Avec de l’entraînement, cela viendra tout seul.

Le principal piège dans lequel on peut facilement tomber est de croire que d’avoir conscience de quelque chose est équivalent au fait de noter mentalement.  Dans des pratiques comme Shamata(1) , à partir du moment où on a conscience d’une pensée, on se contente de la laisser filer comme une feuille emportée par le courant de la rivière. Dans Vipassana, il est très important de prononcer mentalement trois fois ce qui s’est élevé dans l’esprit et qui a détourné l’attention de l’objet principal de la méditation, par exemple penser, penser, penser. C’est ce qui permet de vraiment marquer l’instant et le retour au présent.

Prise de conscience après coup

Il arrive parfois que l’on prenne conscience après coup de quelque chose. Par exemple on a entendu un bruit, mais on a continué à marcher et soudain, on se remémore le bruit et le fait que l’on ne l’a pas noté mentalement. A ce moment là, ce qui est présent à l’esprit et qui a détourné notre attention de la marche, c’est le fait de savoir qu’on a oublié de noter le bruit passé. Par conséquent, on ne dit pas entendre, entendre, entendre, puisque le bruit est déjà passé, mais savoir, savoir, savoir afin de coller au moment présent.

Les répétitions

Si une même situation dure ou se répète, par exemple le bruit d’un ventilateur, d’une pendule ou autre, on ne passe pas son temps à la noter mentalement. On la note une première fois, puis éventuellement une seconde. Ensuite, tant que le bruit reste identique, on se concentre un peu plus et on ne s’en occupe plus jusqu’à ce qu’il augmente éventuellement ou qu’il disparaisse. Dans ce dernier cas, on peut être amené à noter content, content, content si le sentiment qui prévaut est la satisfaction. Il se peut aussi que l’on ne se rende pas compte que le bruit a cessé. Cet exemple appliqué au bruit vaut également bien sûr pour une odeur ou toute autre perception.

Pas de « je »

Notez qu’on n’emploie jamais « je » dans les notations. On peut débattre longtemps de l’existence ou pas d’un je. Mais la pensée ou la colère qui s’élève, le bruit qui est perçu sont factuels. En disant entendre, entendre, entendre, on n’a pas besoin de l’hypothèse d’un « je » pour acter de ce qui se passe dans l’esprit.

Parfois l’esprit est tenté !

Il faut également prendre garde de bien revenir à l’exercice de base : l’attention au corps. Parfois l’esprit est tenté, il note penser, penser, penser, mais cette pensée l’intéresse, il veut en savoir plus, creuser la question. Il y revient aussitôt sans être passé par la case lâcher-prise et retour au corps. C’est un phénomène qui peut être assez absorbant et dans lequel on peut rester enfermé longtemps si on n’y prend pas garde. Lorsqu’on a conscience de ce mécanisme, de cette envie d’en savoir plus, qu’il s’agisse d’une pensée, d’une image, du bruit d’une conversation, voir de la conversation elle-même, …, il faut noter envie, envie, envie et couper en revenant à l’attention au corps.

Si la notation mentale est la pierre angulaire de la pratique, le retour au corps physique en est la clé. C’est le fait de revenir à ce refuge qui permet le lâcher prise.

Soyez confiant et patient

A la lecture du détail de la pratique et de cet article, vous pouvez trouver que finalement, c’est assez compliqué de penser à tout cela. En fait il faut vous faire confiance et faire confiance à votre instructeur qui saura vous guider le moment venu. Bien d’autres ont parcouru ce chemin avant vous, il n’y a pas de raison pour que vous ne puissiez faire de même. Votre maîtrise des outils se développera avec le temps. Au fur et à mesure de la pratique, ce sera de plus en plus facile pour votre esprit entraîné.

Notes

  1. Shamata signifie l’arrêt. C’est une pratique courante dans les différentes branches du bouddhisme.

Khun Kathryn Chindaporn Johnston

Khun Kathryn Chindaporn JohnstonKhun Kathryn Chindaporn – Kate Johnston – est une disciple avancée du Vénérable Ajahn Tong Sirimangalo avec lequel elle pratique Vipassana depuis 1986.

Kathryn enseigne Vipassana depuis plus de 20 ans, aussi bien en Thaïlande que dans son pays natal, l’État de Washington. Elle enseigne des retraites en Amérique du Nord, en Europe, en Israël et en Inde depuis 1988.

Kathryn intervient également comme conférencière à l’Université Bouddhiste Mahachulalongkorn Rajavidyalaya de Chiangmai depuis 1999. Elle est co-directeur du Centre International de Méditation du temple Wat Phradhatu Sri Chomtong Voravihara à Chomtong près de Chiangmai, dont elle est également l’un des principaux enseignants résidents.

Parlant couramment le thaï, elle a depuis 1989 servi d’interprète à différents maîtres de méditation thaï et est à l’origine de la publication de cinq ouvrages bouddhistes traduits du thaï en anglais. Elle a régulièrement été l’invitée de radios et de télévisions thaï et mexicaines.

En 2000, Kathryn a reçu le Benefactor of Buddhism Award de la Province de Chiangmai et le Sema Dhammacakka en hommage pour sa participation active à la diffusion internationale du bouddhisme, le Sema Dhammacakka lui a été remis personnellement par l’Honorable Princesse Maha Chakri Sirindhorn de Thaïlande.

Vous trouverez le site web du centre international : www.northernvipassana.org

Khun Thanat Chindaporn

Thanat ChindapornKhun Thanat Chindaporn est un disciple et assistant du Vénérable Ajahn Tong Sirimangalo ainsi qu’un enseignant confirmé de la méditation Satipatthana Vipassana. En 2000, il a fondé et dirige depuis le Département International de Méditation du temple Wat Phradhatu Sri Chomtong Voravihara à Chomtong, près de Chiangmai où il enseigne et entraîne retraitants et enseignants. Thanat parle thai, chinois et anglais.

L’entrainement de Thanat Chindaporn a démarré à l’age de 18 ans où il a été durant de courtes périodes novice au temple à Chiangmai. En 1985 il a commencé à étudier formellement la méditation Vipassana avec le Vénérable Ajahn Tong Sirimangalo et débuté en 1986 son apprentissage d’enseignant avec feu le Vénérable Phra Banyat Akkayano, alors directeur du Centre de Méditation de la Vision Pénétrante de Thaïlande du Nord au temple Wat Ram Poeng à Chiangmai.

Depuis 1988, il a conduit des retraites de méditation en Thaïlande, à Hawaï, en Amérique du nord, Mexico inclus, en Colombie, à Porto Rico, en Europe, en Israël et en Inde.

Thanat est passionné de photographie, spécialisé dans le portrait de nombre des plus révérés maîtres de méditations et moines de Thaïlande du Nord. Il archive également des vidéos des anciennes traditions culturelles bouddhiste de la Thaïlande du Nord.

En 2004, Thanat a reçu le Thailand’s Benefactor of Buddhism Award pour son travail de dissémination du Bouddhisme à travers le monde.

Vous trouverez le site web du centre international : www.northernvipassana.org